lundi 10 septembre 2012

L’avenir de l’élevage en débat au Space




De gauche à droite : Henri Brichard, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)  ; Dominique Chargé, président de la Fédération nationale de la coopération laitière (FNCL) ; Daniel Sauvaget, vice-président de la Fédération des industries avicoles (FIA) ; Guillaume Roué, président de l’Interprofession nationale porcine (INAPORC) ; Erik Massin, président de l’Association française des journalistes agricoles (AFJA) ; Jean-Michel Lemétayer, président du SPACE ; Guillaume Rousseau, directeur général de la Caisse régionale de Crédit agricole de l’Ille et Vilaine ;  Alexandre Gohin, directeur de recherche à l’INRA ; Guy Hermouet, 1er vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB). 


La veille de l’ouverture du Space (11 au 14 septembre à Rennes) l’AFJA a organisé un débat sur le thème : « Quelle restructuration pour l’élevage français face à une concurrence mondiale accrue ? ».  Au terme d’échanges vifs, les différents représentants des filières se sont accordés sur le fait qu’il fallait retrouver de la compétitivité.
Première concernée, la filière volaille, en pleine affaire Doux. « Le massacre social d’aujourd’hui révèle un mal-être pour toute la filière française », a lancé Daniel Sauvaget, vice-président de la Fédération des industries avicoles (FIA).
Du côté des bovins, « En 13 ans, on a gagné 30 % de compétitivité mais on a laissé ces 30 % aux autres.», a constaté Guy Hermouet, 1er vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB).
Pour la production laitière, la fin des quotas prévue pour 2015 est fustigée par Dominique Chargé, président de la Fédération nationale de la coopération laitière (FNCL) : «Le système encadré méritait d’évoluer mais cette solution n’est pas la meilleure option. » 
Plus globalement, Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, a souhaité que l’attention soit portée sur les revenus des agriculteurs.
Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine, a souligné l’esprit d’entreprise de la filière porcine, confirmé par Guillaume Rousseau, directeur général de la Caisse régionale de Crédit Agricole de l’Ille et Vilaine. Mais Guillaume Roué exprime aussi sa « frustration », notamment en raison du manque de soutien des responsables politiques et de la société civile.
Aujourd’hui, tout ne va pas mal dans l’élevage français, une des activités agricoles les plus riches en emplois et qui reste un atout pour l’économie française.
Alexandre Gohin, directeur de recherche à l’Inra, en conclusion, a suggéré que « toutes les filières se comprennent pour avoir une dynamique de production. »

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